Le tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté par un jugement du 1er octobre 2026 la contestation des élections municipales qui se sont déroulées les 15 et 22 mars 2026 dans la commune de Sainte-Anne.
A l’issue des opérations électorales qui se sont déroulées les 15 et 22 mars 2026 en vue de l’élection des conseillers municipaux et communautaires de la commune de Sainte-Anne, la liste « Rassemblement Démocratique Saintannais » conduite par M. Francs Baptiste, maire sortant, a été élue avec 3 747 voix, soit 38,64 % des suffrages exprimés et vingt-cinq sièges au conseil municipal ainsi que douze sièges au conseil communautaire alors que la liste « Le Renouveau saintannais » conduite par Mme Perran a obtenu 3490 voix, soit 35,99 % des voix et six sièges au conseil municipal ainsi que trois sièges au conseil communautaire.
Mme Perran et M. Aldo, tête de la liste « Sainte-Anne Excellence » qui a obtenu 1 244 voix, soit 13,85 % des voix au premier tour, ont chacun introduit une protestation pour demander l’annulation des opérations électorales.
Le tribunal a rejeté ces protestations dans son jugement du 1er octobre 2026.
Il a considéré que les griefs relatifs au déroulement de la campagne de M. Baptiste n’étaient pas établis ou constitutifs de manœuvres susceptibles d’avoir vicié la sincérité du scrutin, compte tenu de l’écart de 257 voix entre les deux listes. Il a également écarté les irrégularités alléguées sur les opérations de vote et notamment les listes d’émargement.